L'éolien terrestre, une énergie renouvelable indispensable
État des lieux
L’éolien terrestre est l’une des premières énergies renouvelables historiques installées sur notre territoire. La France est identifiée comme le deuxième gisement de vent en Europe avec trois régimes de vents distincts. Avec environ 10 000 mâts, elle dispose ainsi d’atouts considérables pour favoriser son développement harmonieux sur le territoire. Une législation stricte et de nombreuses études environnementales encadrent le déploiement de l’éolien terrestre.
Au 1er janvier 2026, le parc éolien terrestre installé en France est de 24,1 GW. La puissance des projets terrestres en cours d’instruction s’élève à 13,5 GW. La production d’électricité éolienne s’est élevée à 43,9 TWh au cours de l’année 2025, soit 10 % de la consommation électrique française.
Installations raccordées par région au 31 décembre 2025

Les chiffres de l'éolien terrestre
Des objectifs à tenir pour être au RDV en 2035
Augmenter la part de l’éolien terrestre dans le mix énergétique : une obligation pour atteindre nos objectifs climatiques et sécuriser l’approvisionnement en électricité.
La part relative de l’éolien terrestre dans la consommation électrique nationale d’électricité devrait augmenter dans les 15 années à venir pour représenter un pourcentage allant de 10 à 15% de la consommation totale. En synergie avec les autres énergies bas-carbone, l’éolien terrestre permet d’éviter le recours à des énergies fossiles importés et permet de produire une énergie locale. Pour atteindre les objectifs fixés par la France dans la PPE 3 (jusqu’à 40 GW installés en 2035), il faudra tenir un rythme d’environ 1,6 GW d’éolien supplémentaire installé sur terre chaque année.
Évolution du parc éolien terrestre (puissance installée totale et incrément annuel), et comparaison avec les objectifs publics de la PPE 3

Focus
Le Repowering éolien comme solution pour augmenter rapidement nos capacités de production : Faire mieux avec moins d’éoliennes, c’est possible !
Le repowering ou renouvellement est une pratique consistant à moderniser et à améliorer les parcs éoliens existants. Il implique le remplacement des éoliennes plus anciennes et moins efficaces par des éoliennes plus grandes, plus puissantes et plus avancées technologiquement. Cela permet d’augmenter la capacité de production d’énergie renouvelable sur un site donné avec moins d’éoliennes et d’optimiser son rendement. Le renouvellement des parcs éoliens pourrait permettre de gagner une puissance estimée à plus de 5 GW à l’horizon 2030 selon l’ADEME.

Les enjeux du repowering éolien sont multiples :
- Amélioration de l’efficacité : Les nouvelles éoliennes sont plus performantes, avec une technologie plus avancée et des composants plus efficaces. Cela permet d’exploiter de manière plus optimale les ressources éoliennes disponibles et d’augmenter la production d’électricité.
- Maximisation de la capacité : Le repowering permet d’augmenter la puissance installée sur un site sans nécessiter de nouvelles infrastructures ou de nouveaux espaces terrestres ou maritimes. Il permet donc d’exploiter pleinement le potentiel éolien d’une zone déjà identifiée et développée.
- Réduction des coûts de production : Les nouvelles éoliennes sont plus rentables à long terme grâce à leur efficacité accrue et à une maintenance réduite. Cela contribue à réduire les coûts de production de l’électricité éolienne, ce qui peut se traduire par une baisse des prix pour les consommateurs.
- Réduction des émissions de gaz à effet de serre : En augmentant la production d’énergie éolienne, le repowering contribue à réduire la dépendance aux combustibles fossiles et à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Il favorise ainsi la transition vers une économie bas-carbone et soutient les objectifs de lutte contre le changement climatique.
L’éolien terrestre comme outil de la reconquête industrielle Française
L’éolien comme levier de création d’emplois :
Le développement de l’éolien terrestre nécessite la construction d’éoliennes, leur installation, leur maintenance et l’exploitation des parcs éoliens. Cela génère des emplois dans des domaines variés tels que l’ingénierie, la construction, l’exploitation et la maintenance. Cette industrie contribue à la création d’emplois locaux, soutenant ainsi l’économie et favorisant la reconquête industrielle. Fin 2024, l’éolien terrestre représente environ 25 600 emplois réparties sur tout le territoire, avec un potentiel à plus de 45 000 en 2030. Avec l’éolien en mer, la filière éolienne représentent 33 000 emplois au total.
Dynamique de l’évolution des emplois dans l’éolien terrestre :

Chaine de valeur locale
Le développement de l’éolien terrestre implique la fabrication de composants tels que les pales, les générateurs, les mâts et les systèmes de contrôle. En favorisant une production locale de ces composants, la France peut développer une chaîne de valeur domestique, attirant des investissements et créant des opportunités pour les entreprises françaises. Cela renforce la compétitivité industrielle du pays. En 2022, le chiffres d’affaires cumulées des entreprises liées à l’éolien terrestre en France représentait 6,2 milliards d’euros.

L’éolien terrestre comme source de revenu pour l’État
L’éolien et les autres énergies renouvelables peuvent être source de revenu pour l’État grâce au mécanisme qui les intègre au marché de l’énergie. Ce mécanisme s’appelle le complément de rémunération et repose sur deux principes : lorsque les prix du marché sont inférieurs au prix fixé lors de l’attribution du projet éolien, l’État verse un complément de rémunération au producteur. À l’inverse, lorsque les prix du marché sont supérieurs au prix fixé lors de l’attribution du projet éolien c’est le producteur qui verse à l’état la différence.
Ainsi la filière éolienne (terrestre et en mer) a reversé 2,3 milliards d’euros à l’État au titre de 2022, et 3,4 milliards en 2023. Et cette contribution aurait été plus importante si la France avait respecté ses objectifs de la PPE 2 (24,1 GW installés sur terre fin 2023 contre 22,2 réalisés). Si les prix de l’énergie sont élevés à l’avenir, l’atteinte des objectifs éolien terrestre de la PPE 3 d’ici 2035 permettrait à l’État une recette nette estimée à 8 à 12 milliards d’euros sur la durée des contrats de soutien selon les estimations gouvernementales. La filière éolienne participe donc de manière positive aux finances publiques, tout en permettant de diminuer les importations d’énergies fossiles.

